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Le p'tit conseil naturel

Widgecolo tout sur le bio

Publié par Ali Birouni

ChataînierPeut-on parler d'environnement en un temps où la démocratie (les libertés), l'éducation, le manque de travail rémunéré, le logement, la crise, sont au coeur des préoccupations citoyennes? Disons-le tout de suite, cette question taraudante s'est tous les jours posée et imposée à nous.

D'emblée, nous répondrons oui. Parce que la recherche de meilleurs conditions socio-économiques chez les uns, la volonté de participer pleinement à la vie politique chez les autres, n'empêche pas vraiment de réfléchir et de s'impliquer dans la préservation de notre environnement. Ces deux facettes d'une même société ne sont pas antinomiques et, disons-le clairement, il vaut mieux passer son temps à parler de développement durable que de se lamenter durablement sur sa condition de sous-développé.

 

Est-ce un luxe? Est-ce indécent de continuer à défendre la nature et les animaux pendant que beaucoup d'entre-nous souffrent au quotidien de difficultés à nourrir leurs familles, du manque d'eau dans les robinets, d'inaccessibilité à des soins élémentaires, d'absence d'une vie culturelle?

Eh bien non. Car, même au fond du puits, l'homme, tout intelligent qu'il est, doit penser à sauver son âme et sa dignité et se dire qu'après tout, ce n'est pas aux autres êtres vivants, les bêtes et les plantes, de payer son incurie et son manque de vision.

 

Et puis, l'écologie, loin de nous détourner des vrais problèmes peut nous aider à les poser correctement, calmement et avec sérénité. La revendication d'un meilleur niveau de vie va de pair avec la défense de l'écologie. La prise en charge de cette dernière est la condition sine qua non de cette évolution vers une qualité de vie,qui reste notre objectif commun, et à laquelle nous aspirons tous.

L'écologie, qu'on en ait pris conscience ou pas, est déjà au centre de toutes les politiques: choix économiques, modes de vie, systèmes de production, gestion des ressources naturelles et orientation scolaire sont, entre autres, les chantiers que nous aurons, en tant que société civilisée, à ouvrir pour les prochaines années, ceci indépendamment de tout contexte politique national.

 

Durant notre voyage terrestre, de la naissance jusqu'à la mort, gardons en tête de vivre constamment dans le souci d'un environnement sain. Il n'y a pas vraiment d'efforts surhumains à soutenir mais juste des règles de vie en société à respecter.

 

Il y a quelques jours, je me suis amusé sur le site du WWF à calculer mon empreinte écologique. Mal m'en a pris! Moi qui croyais jusque-là faire partie de ceux qui vivaient à l'économie, j'étais tombé des nues! Jugez-en:

Après avoir introduit toutes les informations demandées par le logiciel quant à notre mode de vie familial, notre consommation...etc, le résultat, sans équivoque, tombe aussitôt suivi d'un commentaire : 3,6 hectares est mon empreinte écologique!!! Et si toutes les personnes de la terre s'amusaient à vivre comme moi, il nous faudrait 2 planètes pour nous satisfaire.

À titre de comparaison, 5 hectares est l'empreinte moyenne d'un citoyen français et 5,1 hectares celle d'un allemand, quand celle d'un africain, elle, ne dépasse pas les 1,4 hectares.

 

L'empreinte écologique "soutenable" de laquelle nous devrions tous nous rapprocher si nous voulons vivre en harmonie avec les richesse de la terre et si nous avions les mêmes droits d'accès à ces richesses, est égale à 1,8 hectares.


Du coup je me retrouve, un peu bébête, dans la situation de l'arroseur arrosé. Comment faire pour réduire mon empreinte écologique, moi qui consomme et gaspille 2 fois plus que ce que la nature ne m'accorde? Étrange dilemme quand je sais que je ne suis pas quelqu'un qui abuse, qui suis plutôt modéré en toute chose. Le logiciel qui a réalisé le calcul, me propose de m'aider à prendre des engagements susceptibles de contribuer à rapprocher mon empreinte de la normale. Mais saurais-je les tenir? C'est toute la question.

 

PS: Si l'envie vous prend de faire comme moi, rendez-vous ici: link

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