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Le p'tit conseil naturel

Widgecolo tout sur le bio

Publié par Ali Birouni

Amis lecteurs, amis du Djurdjura,

 

ighyal.jpgPour votre gouverne, le Djurdjura est  ce qu'on pourrait appeler un temple de la biodiversité! Et l'office du Parc National du Djurdjura symbolise pour nous le gardien de ce temple. À ce titre, nous avons pour ceux qui y travaillent de jour comme de nuit, hiver comme été, estime et respect, car nous n'ignorons pas le prix qu'ils n'ont cessé de payer pour assurer un service des plus délicats et des plus difficiles.

 

Mais, à moins peut-être de faire partie des initiés, nous ne savons pas grand chose, nous-autres passionnés de la montagne, des programmes et autres projets qui se mènent par l'office pour la sauvegarde de la richesse du patrimoine naturel du Djurdjura.


Quelles sont les idées novatrices mises en avant durant ces dernières années pendant que l'accalmie revenait peu à peu reprendre possession des lieux? Quelles propositions portant sur la législation  sont formulées à l'adresse des gouvernants et quelles passerelles scientifiques sont établies avec les universités, les centres de formation et les chercheurs? Quelles actions sont pensées et menées de concert et dans la complémentarité avec les nombreuses associations de la région? Quel programme de vulgarisation est mijoté à l'adresse de nos enfants et des écoles?  Quelle réflexion commune sur le devenir de cette montagne est engagée avec les élus des municipalités dont les territoires empiètent sur le Djurdjura, et enfin, de quelle façon les touristes et les visiteurs sont-ils sensibilisés à la protection de nos milieux naturels?

 

Comme vous le constatez, beaucoup de questions nous submergent qui restent souvent, hélas, sans réponses. Et ce n'est pas faute d'avoir cherché à savoir (même l'adresse mail de l'office du parc qui figure sur nos pages, ne  semble pas fonctionner, c'est vous dire!).

 

Nous savons tout le carcan étouffant dans lequel évoluent les établissements publics dont les statuts font date et ne sont jamais, ou rarement, revus et adaptés à l'évolution de la société et de la technologie. Mais ceci ne peut en aucun justifier l'absence de communication, la vie en autarcie, dont fait preuve l'OPND, lequel silence anesthésie et "tue" beaucoup plus qu'on ne le pense:  il anesthésie toute bonne initiative dans l'oeuf, il tue, sans le dire, nos montagnes à petit feu, il tue enfin le rêve d'un autre développement au service d'une vie meilleure, même si ces derniers mots nous rappellent un slogan creux d'une autre époque.

 

Nous avons beau chercher, l'office ne dispose pas de site internet, pas plus qu'il ne publie une revue trimestrielle ou annuelle -périodique- à l'usage des étudiants et des professionnels de la montagne. Il n'édite aucune brochure à remettre aux  milliers de visiteurs du parc ni de dépliants épisodiques d'information. À quelques exceptions près, rares sont les interventions de cet office dans la presse, encore moins de réaction quand il y a atteinte à l'environnement dans le Djurdjura. Et nous ne saurions vous dire non plus, s'il réunit, au moins une fois par an le mouvement associatif, histoire de faire le point sur ce que font les uns et les autres et dégager des perspectives pour le futur.

 

Alors, au vu de tout ce qui précède, nous sommes amenés légitimement à nous poser la question suivante: L'OPND est-il une tour d'ivoire ou une coquille vide? Ce qui fait le plus mal dans cette situation, c'est que nous savons fort bien qu'au sein de cet organisme existent de vraies compétences, capables de pérenniser l'écosystème du Djurdjura et de proposer des issues salvatrices en terme de développement durable. Donc la réponse à notre question précédente est, sur la base de tout ce qui vient de se dire, la suivante: loin d'être une coquille vide, l'OPND est seulement un château fort, muré dans son silence, à l'abri dans ses "remparts psychologiques".

 

Nous aimerions tellement être démentis!


En tous les cas, nous leur ouvrons notre espace web sans condition aucune pour un programme d'information lié à l'environnement et au développement socio-économique des populations du Djurdjura, en leur offrant d'être notre partenaire sans aucune contrepartie, sinon celle de tenir à jour une rubrique régulière sur les activités de l'Office, en attendant bien sûr que soit mis en place leur propre support de communication. Le Djurdjura ne mérite-t-il pas ce petit effort?

 

officeTexte: Ali Birouni - alib@amis-du-djurdjura.info

Photo: Fouad Bellal ( avec son aimable autorisation)

Dessin: Une blonde au bled link ( avec sa généreuse contribution)

 


 


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