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Il n'est pas facile de fixer avec précision les limites des zones de végétation en montagne, mais, à force d'observation et de recueil de données, on peut déjà constater, de loin, qu'à partir d'une certaine altitude, nous pouvons découper la montagne en trois grandes parties horizontales: la partie inférieure arborée, la partie médiane qui alterne verdure et roches ternes, et la partie sommitale nue. À chacune de ces trois parties, correspond un climat et une végétation.
Dans le cas précis du djurdjura, massif montagneux qui se trouve dans une zone tempérée, cette montagne présente seulement 3 étages de végétation et la limité inférieure d'un quatrième. Ces étages sont les suivants:
Quant à l'étage alpin, situé entre 2600 et 3000 m, il ne concerne que quelques-uns de nos sommets comme l'Akouker à 2305 m et Tamgout à 2308 m, dont nous n'avons pas une idée précise quant à leur couvert végétal, mais nous savons qu'ils sont surtout formés de roches.
Le dernier étage qui est l'étage nival ( à partir de 3000 m ) n'existe pas dans le djurdjura. C'est l'étage des neiges persistantes ( glaciers ). À cette altitude, les températures sont telles que les neiges ne fondent qu'en partie.
Concernant le djurdjura, comme il est indiqué sur le dessin qui suit, nous utiliserons "amalu" et "assamer" pour désigner l'ubac et l'adret. Dans leur sens profond, ces deux mots en berbère ne désignent pas les points cardinaux ( nord et sud ). Ils indiquent seulement le niveau d'ensoleillement des versants de notre montagne. En effet, le degré de luminosité étant différent ( quelques villages du versant nord-est, lovés au creux de l'arc montagnard, manquent terriblement de soleil été comme hiver ), les plantes qui poussent sur les flancs nord et sud ne sont pas toujours les mêmes, ne poussent pas et ne se développent pas de la même manière, et se retrouvent à des altitudes différentes selon le flanc de montagne où elles poussent, d'où un dénivelé de quelques centaine de mètres pour chaque étage.
Pour rappel, l'ubac (amalu) est le côté ombragé et humide de la montagne où poussent les plantes qui ne supportent pas beaucoup la chaleur comme toutes sortes de champignons. À l'opposé, l'adret ( asammar) représente le côté ensoleillé sur lequel dardent les rayons de soleil, particulièrement cuisants au printemps et en été, favorable aux plantes qui ont besoin d'un degré de luminosité intense pour leur développement.
AVERTISSEMENT:
La valeur scientifique du présent est toute relative. Il est rédigé seulement dans le but de permettre à tout un chacun de comprendre un peu mieux la montagne.
Le 09/12/2011