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Le p'tit conseil naturel

Widgecolo tout sur le bio

Publié par ADD

Les animaux, tout comme les hommes, ne migrent que parce qu'ils y sont contraints. De ce fait, on peut dire d'eux que ce sont des êtres sans pays d'attache; ils sont donc ou apatrides - ce qui les rend fragiles et demande la collaboration de tous pour leur protection, d'où les conventions internationales - ou bien libres et universels, vus sous un autre angle, plus poétique. Un statut qu'on leur envie quelque peu.

Mais soyons sérieux! Dans le cas des animaux, il ne s'agit nullement d'un choix murement réfléchi mais plutôt la conséquence d'un instinct de survie, inné, atavique, reproduit de génération en génération depuis la naissance du monde. Deux périodes de l'année sont propices aux grands périples des animaux migrateurs : Le milieu de l'automne qui annonce la froidure hivernale qui leur dicte de mettre le cap vers le Sud où les températures sont plus clémentes, et la fin de l'hiver qui sonne le grand départ vers les pays tempérés du Nord pour fuir la canicule qui gagne l'hémisphère Sud. Qui pourrait nous dire quelle est l'origine géographique des espèces animales migratrices? À quelles contrées, à quels pays, à quels continents appartiennent-t-elles?

La plupart des oiseaux qui migrent pour la première fois meurent de mort naturelle avant d'avoir atteint la terre promise. Vents de sable, épuisement et autres prédateurs en sont les principales causes. Ils ont donc fort à faire pour éviter tous les pièges de la nature et espérer arriver à bon port entiers. Mais quand l'homme y met du sien, le parcours devient alors dangereux et souvent suicidaire.

Qu'est ce qui autorise nos autorités politiques, pour ne citer qu'elles, à accepter, par exemple, que certains émirs viennent cycliquement massacrer la gazelle et l'outarde, espèces protégées s'il en est, dans un silence assourdissant des organisations internationales chargées de veiller au respect des conventions? La gazelle et l'outarde sont-elles algériennes de nationalité (comprendre patrimoine propre de l'Algérie) ou seulement hôtes de l'Algérie? Le diable s'habille parfois en gandoura ou en djellaba, très souvent en costume. C'est l'homme. C'est l'homme d'affaires. C'est l'homme aux affaires. C'est l'homme affairé. Le diable tout feu tout flamme qui carbure à l'argent. Pour tirer le  meilleur profit de ses multiples activités, il a juré par tous les diables, ses congénères, depuis fort longtemps, la perte du monde animal en s'attaquant à son mode de vie. Il avait commencé par restreindre sa liberté de déplacement en créant des situations conflictuelles, souvent violentes et armées, autour de frontières imaginaires entre pays. Il avait, en installant ses immenses champs de cultures diverses, ses routes bitumées, ses villes gigantesques et tentaculaires, coupé des sentiers immémoriaux dont le tracé était ancré au fin fond des mémoires animales. Le diable, aujourd'hui devenu une armée, toujours avide et sans cesse cupide, avait fini par s'attaquer à leur alimentation en empoisonnant les rivières, en polluant l'air et en gaspillant les ressources. Le but? Exterminer tout autour de nous pour ne voir subsister qu'un seul profil : le nôtre. Fini donc les rassemblements de troupeaux formés de grands mammifères qu'aucun obstacle naturel n'avait réussi à entraver ou à en ralentir le mouvement pendant des milliers d'années. Il ne reste plus que quelques volatiles téméraires qui se risquent parfois à reprendre le chemin des aïeux. Pour les fêter, le diable leur consacre une journée de commémoration par an, pendant laquelle il entame une sorte de danse macabre. Danse de jouissance ou Mea Culpa? Allez savoir!

Bienheureux seront ceux qui, dans les années à venir, verront quelques oiseaux migrateurs pointer le bout de leur bec. En attendant, les étourneaux reviendront peut-être cette année, qui sait? Ouvrons l'oeil, sait-on jamais!

Les migrations animales

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